Soupe paresseuse façon Tom Kha Kaï
Ayant envie ce soir de faire une soupe thaïe, je me suis trouvée bien dépourvue face à toutes les recettes très disparates que l’on trouve sur Internet. Or, j’avais terriblement envie d’une soupe aromatique, pas trop riche ni trop épaisse, mais bien parfumée de ces saveurs délicates qui font toute l’élégance de la cuisine thaïe ! Je ne voulais pas non plus passer trop de temps à la préparer, d’autant que j’avais en ma possession deux « raccourcis » qui me semblaient tout adaptés : des cubes de bouillon « saveur thaï » de la marque Jardin Bio d’un côté, et le mélange surgelé « à la thaïlandaise » (coriandre et basilic thaï principalement) de chez Picard de l’autre. (Toute astuce qui me permet de scroller sur Instagram au lieu de jongler entre les casseroles suffit à me remplir de joie.)
J’ai donc décidé de m’inspirer de plusieurs recettes (notamment de celle-ci sur le blog Couteaux et Tire-bouchons, merveilleusement détaillée) pour créer ma version plagiée simplifiée-tricheuse de la soupe Tom Kha Kaï, et j’en ai été tellement enchantée que j’ai aussitôt eu envie de la partager !
Ingrédients pour 2 personnes
- 2 blancs de poulet (250g environ)
- 0,5 L d’eau
- 1 cube de bouillon « saveur thaï » (ou bouillon de volaille ordinaire)
- 3 cuillères à soupe de citronnelle hachée (fraîche ou surgelée)
- gingembre frais (4 cm pour le bouillon, 1 cm pour la soupe)
- 1 pincée de piment rouge en poudre ou en flocons (facultatif)
- 1 échalote
- 4 champignons de Paris
- 200 à 250 ml de lait de coco
- 1 petite pincée de sucre
- Nuoc mâm (une cuillère à café ou plus selon votre goût)
- Coriandre hachée ou mélange à la thaïlandaise Picard
- Sauce Sriracha (facultatif)
Commencez par retirer soigneusement le gras, les tendons et autres petits bouts pas très beaux de 2 blancs de poulet (250g environ), mais ne les jetez surtout pas ! Ils vont servir à parfumer le bouillon.
Faites chauffer 0,5 L d’eau dans une cocotte. Ajoutez-y un cube de bouillon « thaï » Jardin Bio (ou à défaut un cube de bouillon de volaille ordinaire), 3 cuillères à soupe de citronnelle hachée, un tronçon de 4 cm de gingembre épluché et coupé en 4, le gras et les « miettes » du poulet et une pincée de piment rouge si vous aimez (j’utilise du piment coréen « gochugaru »). Laissez mijoter à couvert au moins une demi-heure, et préparez pendant ce temps les autres ingrédients (vous aurez quand même le temps pour Instagram si vous n'êtes pas trop lent).
Émincez le poulet en lamelles d’environ 5mm d’épaisseur. À ce stade, si vous récupérez encore des petits bouts de gras superflus, n’hésitez pas à les ajouter au bouillon.
Hachez une échalote en fines rondelles, émincez très fin ou râpez un peu de gingembre (pour obtenir une cuillère à café environ) et coupez 4 champignons de Paris en grosses rondelles (0,5 à 1 cm à peu près). Pour ma part, j’aime utiliser des champignons bruns bio en laissant le pied et la peau (après les avoir soigneusement lavés, en retirant si besoin les parties terreuses).
Filtrez le bouillon à l’aide d’un chinois ou d’une passoire (jetez ce que vous avez filtré ; la citronnelle n’est pas très agréable à manger, pas plus que les déchets du poulet...). Vous obtenez un bouillon délicieux, très aromatique, qui va faire toute la saveur de votre soupe.
Remettez le bouillon dans la cocotte sur feu moyen. Ajoutez-y une petite pincée de sucre, l’échalote, le gingembre émincé, les champignons et 200 à 250 ml de lait de coco selon l’épaisseur désirée. Goûtez… Hmm, c’est déjà super bon !
Au plus léger des frémissements, baissez un peu le feu et ajoutez le poulet. Laissez mijoter 5-6 minutes, le temps que vos lamelles de poulet soient cuites, mais en essayant de rester au frémissement et d’éviter l’ébullition.
Terminez l’assaisonnement en ajoutant un peu de nuoc mâm, à votre goût ; attention, c’est une sauce fermentée dont le goût est assez fort. Commencez par une petite cuillère à café.
Il est maintenant temps de dresser dans des assiettes creuses ou des grands bols, en « rassemblant » les lamelles de poulet au centre. Pour la touche finale, parsemez de coriandre hachée, ou (triche ultime qui fait son effet sur les convives les plus impressionnables) du mélange à la thaïlandaise surgelé de chez Picard, qui contient coriandre, basilic thaï, gingembre, citronnelle et un tout petit peu de piment thaï. Vous pouvez aussi ajouter de petites gouttes de sauce Sriracha, qui apporteront encore plus de couleur à l’ensemble. Ainsi que, pourquoi pas, quelques miettes de meringue et des bigorneaux (non, là, je blague).
Vous l’aurez compris, le secret de cette soupe réside dans le bouillon, et surtout cette citronnelle qui va y diffuser tout son parfum (n’hésitez pas à le goûter au début et à la fin, vous sentirez clairement la différence). Vous pouvez en mettre davantage et la laisser infuser plus longtemps. Certains mixent même les aromates utilisés pour les ajouter au bouillon final ; personnellement, j’ai la flemme et je voulais simplifier au maximum la recette.
Sous nos climats, le lait de coco dans sa boîte ou sa brique a tendance à s’agglomérer en une pâte compacte. Prenez soin de bien le secouer avant ouverture et, si besoin, de mélanger ou mixer le lait afin de le « recombiner ».
Il est possible de mettre moins ou pas de poulet, et de rajouter éventuellement d’autres légumes ou des vermicelles ! On peut aussi servir du riz à côté, bien sûr, même si je trouve cette soupe très agréable comme plat principal à elle toute seule.
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